Bisignani sur la Lazio : « Lotito, on ne peut pas continuer comme ça : qu'il se fasse aider »
By OnzeActu · · 2 min read
Interrogé par le Corriere dello Sport, Luigi Bisignani critique la stratégie de Claudio Lotito à la tête de la Lazio et plaide pour l'arrivée d'un directeur général et d'un soutien financier externe afin de redresser le club, désormais contesté par ses supporters.
« Le temps est galant, la Lazio ne disparaîtra jamais. Mais il est nécessaire que Lotito prenne conscience d'une chose : on ne peut pas continuer ainsi. » C'est en ces termes que Luigi Bisignani, journaliste, écrivain et grand tifoso biancoceleste, s'exprime dans une interview accordée au Corriere dello Sport au sujet de l'avenir du club romain.
Sans détour, Bisignani insiste sur la nécessité d'une révolution dans la gouvernance : « Il faut un vrai directeur général, mais surtout il faut qu'il accepte de se faire aider. Par un fonds, par exemple, ou par des banquiers basés à Rome. Par un Maiolini, par un Nino Tronchetti Provera, par un Guerra. Les Percassi ont fait cela : ce sont toujours eux qui dirigent les opérations et prennent les décisions. »
Le journaliste rappelle aussi la colère des supporters envers Lotito, actuellement tournée en manifestations : « L'action de force est l'ultime acte d'une contestation qui vient de loin, justifiée par l'absence d'un présent et d'un futur dignes. Il ne s'agit pas de perceptions de tifosi, mais de la réalité. »
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Pour illustrer le tournant selon lui décisif, Bisignani évoque un épisode précis : « Si l'on veut indiquer le point où la fracture s'est consumée, je dis l'année de la Ligue des champions, quand Lotito refusa d'acheter Berardi, un joueur qui aurait sensiblement augmenté le potentiel de l'équipe. »
Il concède toutefois les mérites du président : « Lotito a d'énormes mérites et je les reconnais, mais il n'a pas compris qu'à un certain moment il faut aussi aller dans le sens des gens. »
Enfin, Bisignani critique l'usage récurrent par Lotito de la « durabilité » financière comme argument : « La soutenabilité n'a de valeur que si elle accompagne l'ambition. Elle devient une formule commode quand le saut de qualité est sans cesse reporté. Le football d'aujourd'hui exige des capitaux, des infrastructures, du management, de la technologie, un réseau commercial, des compétences internationales. En somme, l'avenir coûte. Dans sa lettre, le futur apparaît souvent ; le compte, lui, reste hors page. »
