Brobbey suscite une polémique nationale en Suède : Potter défend Isak Hien, « Tant que je serai sélectionneur, il jouera »
By OnzeActu · · 2 min read

Brian Brobbey (Sunderland) a marqué deux fois contre la Suède et son impact a mis Isak Hien dans la tourmente. Graham Potter a fermement pris la défense de son joueur, rejetant la logique du bouc émissaire et assumant la responsabilité collective de la défaite.
La démonstration de force de Brian Brobbey samedi face à la Suède a enflammé le débat footballistique dans le pays nordique. L'attaquant de Sunderland a été décisif, trouvant le chemin des filets à deux reprises, et son duel avec le jeune défenseur Isak Hien a focalisé les critiques suédoises.
Plusieurs observateurs ont estimé que Hien avait été dépassé physiquement par Brobbey lors de la rencontre, et la pression médiatique a rapidement demandé des comptes, certains allant jusqu'à réclamer sa mise sur le banc.
Interrogé sur cette polémique, le sélectionneur Graham Potter a relativisé la vindicte : « La défaite a fait mal. Tout le monde était déçu », a-t-il d'abord reconnu. « Les gens aiment trouver un bouc émissaire. Ils mettent la faute sur lui et se sentent mieux. Brobbey est puissant, une vraie bête — c'est un défi pour n'importe quel défenseur. »

Potter a assuré ne pas être adepte de la lecture frénétique des médias mais a dit avoir été informé par la presse de la demande d'écarter Hien. Et il n'a pas changé de ligne de conduite : « J'adore Hien, quoi qu'en disent les autres. Tant que je serai sélectionneur ici, il jouera. »
Le technicien a par ailleurs insisté sur le caractère collectif des erreurs qui ont précipité les buts de Brobbey : « Il y a eu beaucoup d'erreurs ailleurs sur le terrain avant ses buts. Mais ce serait un jeu de qui a raison. Si quelqu'un doit être blâmé, ce sera moi. Il fait tout ce qu'il peut pour représenter dignement son pays et il subit maintenant beaucoup de critiques parce que son adversaire marque. »
La lourde défaite a été un coup dur pour la Suède, mais Potter veut déjà tourner la page. « Nous n'étions pas nous-mêmes, mais ça arrive parfois dans le football. Nous avons commis des erreurs et face à une équipe de haut niveau, on ne peut pas se le permettre. C'était un coup en plein visage, mais les garçons ont bien travaillé à l'entraînement le lendemain. Nous nous retrouverons mardi soir et nous préparerons pour le Japon. »
En attendant, le débat sur la place d'Isak Hien dans la charnière suédoise risque de rester alimenté par la presse nationale. Graham Potter, lui, a tranché publiquement : tant qu'il est sélectionneur, Hien fera partie de ses plans.