Coupe du Monde 2026 : Algérie-Autriche, un match fou et polémique qui fait écho au passé
By OnzeActu · · 2 min read

L'Algérie et l'Autriche se sont neutralisées dans une fin de match renversante lors de la phase de groupes du Mondial 2026 à Kansas City. Après une demi-heure soporifique où les deux équipes semblaient se contenter du nul, Algeriens et Autrichiens ont offert un scénario à couper le souffle dans le temps additionnel, scellant leur qualification respective tout en suscitant de vives interrogations sur le fair-play.
Dans une ambiance électrique à Kansas City, l'Algérie et l'Autriche ont livré un match de Coupe du Monde 2026 qui restera dans les mémoires, autant pour la folie de son dénouement que pour la polémique autour de son scénario. Rapidement, après une première heure intense marquée par un but de Marko Arnautovic pour l'Autriche, immédiatement répondu par Rafik Belghali côté algérien, puis un deuxième échange de coups entre Marcel Sabitzer et Riyad Mahrez, chaque équipe affichait ses ambitions offensives.
Mais à 2-2, le match a soudain viré à l'étrange dès la 65e minute. Durant près de trente minutes, un spectacle quasi statique s'offre au public : l’Algérie enchaîne les passes dans sa moitié de terrain (279 passes réussies sur 282 !), l’Autriche temporise (80 sur 85 passes), et seuls deux tirs sont tentés. Au regard du classement, ce score qualifie les deux formations : le rythme s'enlise, les supporters grondent, et beaucoup pensent alors assister à une reproduction moderne du tristement célèbre "match de la honte" de Gijon 1982, qui avait coûté cher à l’Algérie.
Soudain, tout bascule dans le temps additionnel. Houssem Aouar perce une défense passive et décale Mahrez, capitaine algérien, qui ne se prive pas, inscrivant un doublé spectaculaire et envoyant l'Autriche au bord du gouffre... ou presque. Car dans les ultimes secondes, l’Autrichien Sasa Kalajdzic, tout juste entré en jeu, vient égaliser sur un ultime assaut (2-2, 96e). Un scénario hollywoodien, reconnu par le sélectionneur autrichien Ralf Rangnick lui-même : « En quarante ans de carrière, je n’ai jamais vécu une telle folie. On aurait dit un scénario d’Hitchcock ».

Ce résultat permet aux deux équipes de rejoindre les huitièmes de finale, l’Iran étant éliminé. En conférence de presse, les coachs Rangnick et Vladimir Petkovic (Algérie) ont fermement nié toute entente, mettant en avant la dramaturgie du sport. Mahrez, un brin gêné, a reconnu que « la situation était embarrassante », mais qu'il s'était senti obligé de « respecter le jeu » et de jouer le but.
Si la dernière demi-heure avait un goût amer pour les puristes, l’emballement final a rattrapé les attentes. Cette rencontre relance toutefois le débat sur les failles du format élargi de la Coupe du Monde, capable d’encourager ce type de « gestion » de match à double enjeu.
Au final, l’Algérie jouera la Suisse, l’Autriche affrontera l’Espagne. Et le souvenir d’un Kansas City fiévreux entre dans la légende, rappelant qu’entre drame et calcul, la frontière reste mince sur la route du Mondial.