Hommages un an après la disparition de Diogo Jota : l'émotion intacte chez ses proches et anciens clubs
By OnzeActu · · 3 min read

À l’occasion du premier anniversaire du décès de Diogo Jota, de nombreux hommages affluent de la part de ses anciens coéquipiers et entraîneurs. Du Liverpool glorieux aux débuts à Paços de Ferreira, tous évoquent un homme humble et passionné, dont l’influence dépassait largement les terrains.
Il y a un an jour pour jour, le football mondial était bouleversé par l’annonce du décès de Diogo Jota, emporté dans un accident de voiture en compagnie de son frère André Silva. L’attaquant portugais, âgé de 28 ans, venait tout juste de remporter la Premier League avec Liverpool et d’épouser sa compagne de longue date, Rute Cardoso, mère de leurs trois enfants.
Buteur incontournable des Reds avec 65 réalisations en 182 matches, Jota a contribué activement aux succès de Liverpool, notamment à la victoire en Coupe d’Angleterre et en Coupe de la Ligue en 2022, avant de décrocher le titre national lors de la saison 2024-2025. Formé à Paços de Ferreira, il rejoint l’Atlético de Madrid en 2016, mais explose réellement à Wolverhampton, où il totalise 44 buts en 131 rencontres et devient l’une des figures clés du renouveau du club.
International portugais à 49 reprises (14 buts), il fait ses grands débuts en remplaçant Cristiano Ronaldo lors d’une victoire éclatante face à la Lituanie en 2019. Sa dernière apparition sous le maillot du Portugal remonte au 8 juin 2025, lors du sacre en Ligue des Nations face à l’Espagne aux tirs au but.
Mais au-delà du palmarès, c’est surtout la personnalité de Diogo Jota qui marque ses proches. Caoimhin Kelleher, ancien gardien de Liverpool, se souvient : « Jots était un gars formidable, toujours fidèle à lui-même. Il se voyait comme une personne normale malgré la célébrité. Son enthousiasme faisait l’unanimité dans le vestiaire, et ses passions – parfois inattendues, comme les courses hippiques ou les fléchettes – rapprochaient les groupes. »

Arne Slot, son dernier entraîneur à Liverpool, met en avant l’esprit d’équipe du Portugais : « Diogo laissait de côté ses intérêts personnels pour le collectif, allant toujours vers les autres, qu’ils soient joueurs ou membres du staff. La meilleure façon de lui rendre hommage a été de nous inspirer de sa générosité. »
Nuno Espirito Santo, qui l’a recruté à Wolverhampton, parle d’un jeune homme « humble et très engagé, qui n’a jamais cessé de s’accrocher, même dans les moments difficiles d’adaptation au Championship ». Son implication aurait forgé l’identité conquérante des Wolves de l’époque.
Pour Conor Coady, capitaine emblématique de Wolverhampton, Jota était « le coéquipier rêvé, d’une honnêteté et d’une humilité qui le rendaient inoubliable. Il a su fédérer le vestiaire et a marqué par sa soif de victoire, tant sur le terrain qu’à l’entraînement ». Son but en quart de finale de FA Cup face à Manchester United restera dans toutes les mémoires.
Paulo Gonçalves, responsable technique de Paços de Ferreira, n’oublie pas l’émotion du premier match professionnel du jeune Jota à 17 ans : « Il avait choisi de rester très proche de ses coéquipiers, fidèle à sa famille et à ses valeurs. Véritable modèle pour les plus jeunes, il répondait toujours présent lors des actions du club et se distinguait par son engagement. »
Un an après sa disparition, le souvenir de Diogo Jota continue d’unir joueurs, entraîneurs et supporters, qui saluent unanimement un homme de cœur, dont la passion et l’intégrité resteront à jamais gravées dans la mémoire du football.