Un supporter anglais quitte son emploi pour suivre l'Angleterre au Mondial : « Il le fallait »
By OnzeActu · · 2 min read
Installé au Texas pour le coup d'envoi du Mondial, Ben King a abandonné son job de cuisinier afin de rester plus longtemps et encourager l'équipe d'Angleterre. Avec ses amis Joe et Sam Parrott, il déplore le coût des billets, qui les a empêchés d'assister à certains matches.
Ben King, 27 ans, a décidé de quitter son emploi de chef pour prolonger son séjour aux États‑Unis et soutenir l'équipe d'Angleterre à la Coupe du Monde. Interrogé sur sa décision, il a résumé sa motivation d'un simple « Il le fallait », alors qu'il et ses amis chantaient les louanges des Three Lions.
Domicilié à Portsmouth, M. King a expliqué qu'il avait trouvé un nouveau travail il y a trois mois, ce qui lui a permis de rester au Texas jusqu'après le match d'ouverture face à la Croatie avant de reprendre ses fonctions. « J'ai déjà quitté un emploi pour venir ici. Je devais rentrer hier, mais j'ai quitté mon travail, j'ai trouvé un nouveau poste il y a trois mois et maintenant je rentre après le match de l'Angleterre. Donc oui, je l'ai quitté et j'ai pu rester un peu plus longtemps. Il le fallait. J'ai envisagé de rester un peu plus longtemps mais je ne peux pas à cause du travail, sinon je le ferais », a‑t‑il ajouté.
Son ami Joe Parrott, 28 ans, a confié depuis le bar Billy Bob's, dans la zone de Dallas‑Fort Worth, qu'il était même possible qu'ils ne rentrent pas du tout : « Le problème, c'est qu'on pourrait ne pas rentrer. On pourrait rester ici toute notre vie. » Mais l'enthousiasme se heurte au portefeuille : Joe a qualifié le prix des billets de « scandaleux ». Les trois amis ont renoncé à tenter d'assister au match Argentine‑Autriche à l'AT&T Stadium en raison du coût des places.
Les vols n'ont toutefois pas été le poste le plus cher selon eux : « Les billets pour les matches sont une honte, le prix que vous payez pour les places. Les vols, c'est ce que c'est — je pense qu'on a payé environ 900 £, ce qui est cher mais pas démesuré — mais les billets, c'est outrageux », a expliqué Joe Parrott. Son frère Sam, 25 ans, a précisé : « Le coût de la vie ici a été correct, c'est juste le prix des billets qui pose problème. »
Convaincu du potentiel de sa sélection, Joe a même pronostiqué une victoire finale pour l'Angleterre et a regretté l'impact du marché de la revente : « La revente des billets ne facilite pas l'accès aux matches. On pensait aller voir l'Argentine mais les prix nous ont dissuadés. Si l'on compare au Mondial au Qatar et aux éditions précédentes, ce n'était pas aussi cher avant. »