Graham Potter : les textos de Zlatan, les échecs en Angleterre et la joie d'emmener la Suède au Mondial
By OnzeActu · · 4 min read
Nommé sélectionneur de la Suède en octobre 2025, Graham Potter a vécu « la meilleure nuit » de sa carrière après la qualification en play-off grâce au but de Viktor Gyökeres contre la Pologne. L'entraîneur revient sur ses échecs à Chelsea et West Ham, son attachement à la Suède et les défis à venir avec Isak et Gyökeres en vue du Mondial.
Graham Potter, nommé sélectionneur de la Suède en octobre 2025, savoure. Après le but victorieux de Viktor Gyökeres à la 88e minute face à la Pologne en play-off (3-2), qui a offert à la Suède une place au prochain Mondial, l'entraîneur anglais n'a pas caché son émotion. « Nous allons au Mondial, baby », a-t-il lancé à ses joueurs sur le terrain du Strawberry Arena de Stockholm, devant 50 000 spectateurs. Pour Potter, cette soirée de mars restera « la meilleure de [sa] carrière ».
Ce succès intervient après des mois difficiles en Angleterre. Potter a admis que ses évictions de Chelsea, après seulement sept mois, puis de West Ham, huit mois plus tard en septembre, avaient été douloureuses. « Ça fait mal. Ce sont des expériences douloureuses », confie-t-il, tout en soulignant qu'il a « vécu l’échec » mais aussi « un certain succès ». Selon lui, il faut mettre les choses en perspective, écouter les retours pertinents et se servir de ces épreuves pour progresser : « On devient une meilleure personne pour ça. »
La qualification obtenue à Stockholm a offert à Potter un contraste salutaire. Il décrit le but de Gyökeres comme une expérience presque hors du corps : « Viktor marque et c’est comme une expérience extracorporelle. Nos remplaçants se retrouvent sur le terrain, je me disais ‘c’est des cartons jaunes, des problèmes’, mais c’est la Coupe du Monde, toutes les règles semblent dehors. » Le technicien a rendu hommage à la ferveur du stade et a admis s'être laissé aller à quelques verres pour célébrer la nuit.
Potter, dont la carrière a commencé en Suède à Östersunds FK, a rappelé son attachement au pays. C’est là qu’il a appris le métier, fait monter le club de la quatrième division à l’élite, remporté la coupe nationale et mené l’équipe en compétitions européennes. « J’ai passé sept années inoubliables à Östersund », explique-t-il. Il se dit « très suédois » dans sa manière de travailler : il apprend la langue, chante l’hymne national avant les matches, partage des photos de la nature suédoise sur son compte Instagram et a même eu deux enfants nés en Suède.