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Les investisseurs milliardaires, clés de l'arrivée de Mauricio Pochettino à la tête des États-Unis pour la Coupe du Monde 2026

By OnzeActu · · 2 min read

Les investisseurs milliardaires, clés de l'arrivée de Mauricio Pochettino à la tête des États-Unis pour la Coupe du Monde 2026

Confrontée à la nécessité de réussir lors de la Coupe du Monde 2026 organisée chez elle, la fédération américaine de football a fait appel à d'importants investisseurs privés pour attirer un entraîneur de renom. Ce soutien a permis l'arrivée de Mauricio Pochettino, changement majeur pour l'équipe nationale masculine.

Au début de l'été 2024, la déception régnait au sein du football américain après l'élimination des États-Unis de la Copa América. Une partie des supporters réclamait le départ du sélectionneur Gregg Berhalter, estimant que la progression de la sélection avait atteint ses limites. L’idée de confier l’équipe à un entraîneur de classe mondiale germait alors, mais d’importants obstacles se dressaient : le prestige sportif, la capacité d’attraction des joueurs, et surtout… le budget.

Si la fédération manquait traditionnellement de moyens pour attirer les plus grands noms, elle pouvait néanmoins compter sur un atout inattendu : le soutien de milliardaires et de grandes entreprises prêtes à investir massivement. Ainsi, lorsque la décision est prise de se séparer de Berhalter afin de viser plus haut pour le Mondial 2026, les dirigeants américains se lancent sur la piste de Mauricio Pochettino, récemment libre après son passage à Chelsea.

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Mais recruter un tel technicien impliquait de lever des fonds d'une ampleur jamais atteinte dans l'histoire de la fédération. Kenneth C. Griffin, fondateur du fonds Citadel, a joué un rôle décisif en apportant une manne financière majeure. Scott Goodwin, co-fondateur de Diameter Capital, ainsi que plusieurs sponsors, ont également contribué. Sans leur générosité, impossible pour la fédération de s’aligner sur les prétentions salariales de Pochettino, qui devrait toucher près de 5 millions de dollars annuels, dont un bonus de signature de 2,5 millions selon les documents fiscaux.

Le choix d’un coach reconnu n’était pas évident : son prédécesseur, Gregg Berhalter, pointait à 1,7 million par an, un record pour un technicien natif des États-Unis. À titre de comparaison, le précédent « coup de folie » remontait à l’Allemand Jürgen Klinsmann (plus de 3 millions par an) – sans expérience probante en club. Cette fois, la fédération souhaitait un profil alliant palmarès et aura internationale. Les recherches ont visé des pointures telles que Jürgen Klopp ou Pep Guardiola, mais c’est finalement Pochettino qui a été convaincu lors de rencontres à Barcelone durant l’été.

Le recrutement de l’Argentin n’a pas été linéaire : ses débuts, marqués par des revers face au Panama et au Canada, ont alimenté le scepticisme. Même sa relation avec la star Christian Pulisic a été scrutée. Mais peu à peu, l’empreinte du coach s’est matérialisée : l’ouverture faite aux jeunes et aux joueurs de l’ombre, une correction infligée à l’Uruguay (victoire 5-1 en novembre), et une flexibilité tactique saluée. Les investisseurs, eux, voient déjà leur pari comme une occasion unique de structurer durablement le football américain, notamment auprès de la jeunesse. À moins de deux ans du coup d’envoi du Mondial, la réussite ou non de cet investissement hors normes déterminera l’héritage de cette opération ambitieuse.

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