Premier League : neuf clubs anglais engagés en Europe, quels impacts sur le calendrier ?
Par OnzeActu · · 3 min de lecture

Avec neuf clubs anglais engagés en Europe la saison prochaine, la Premier League doit s'adapter à de nombreuses contraintes de calendrier et à de nouvelles règles financières. Matches décalés, moins de rencontres le samedi, et évolution de la Coupe de la Ligue : tour d'horizon des conséquences pour les clubs et les supporters.
Pour la deuxième saison d'affilée, la Premier League verra neuf de ses clubs évoluer sur la scène européenne. Arsenal, Manchester City, Manchester United, Aston Villa et Liverpool participeront à la Ligue des Champions. Bournemouth et Sunderland sont quant à eux qualifiés pour la Ligue Europa, tandis que Crystal Palace a décroché sa place en Conference League après avoir battu le Rayo Vallecano 1-0 en finale, et Brighton complète le contingent en passant par les tours préliminaires de la même compétition.
Ce nombre record d’équipes anglaises engagées en Europe bouleverse l’organisation classique du championnat. D'abord, Chelsea, Newcastle et Tottenham pourraient voir leur calendrier chamboulé, avec des rencontres décalées le vendredi ou le lundi soir suite à la nécessité pour les diffuseurs comme Sky Sports de programmer les affiches les plus attractives sur ces créneaux. La saison passée, Manchester United a ainsi disputé huit matches sur ces jours, un chiffre en hausse par rapport aux habitudes. D'autres équipes comme Everton et Leeds devraient aussi être concernées, même si moins de créneaux seront disponibles avec le retrait de Manchester United et West Ham des soirs de semaine, ce qui pourrait répartir les matches décalés sur davantage de formations.

Autre conséquence directe : il y aura moins de matches de Premier League le samedi après-midi. Avec Crystal Palace supplémentairement engagé, quatre clubs devront jouer en semaine européenne, rendant impossible leur programmation le samedi. En conséquence, plusieurs rencontres devront être repoussées au dimanche ou au lundi soir. Ces bouleversements sont accentués par la sélection télévisuelle des rencontres, si bien que les samedis à trois ou quatre matches pourraient devenir fréquents, contre un programme habituellement plus dense à 15h.
Concernant la Coupe de la Ligue anglaise (EFL Cup), la donne change également. Les clubs européens bénéficient d'une exemption jusqu’au troisième tour, décalant l’entrée en lice des autres équipes. Cela complique la structure du tournoi qui nécessite 32 équipes au troisième tour. Avec neuf clubs qualifiés en Europe, seulement 23 places restent dans ce round via les tours précédents : l’EFL doit donc organiser un tour préliminaire impliquant les promus de la National League et les derniers de League Two. La répartition géographique de ce tour pourrait entraîner des ajustements, notamment entre clubs du nord et du sud de l’Angleterre, pour équilibrer la compétition.
Enfin, la réforme des règles financières apportera un nouvel équilibre. Dès le 1er juillet, la Premier League remplacera le modèle actuel par un « ratio coût de l’effectif » : plus un club génère de revenus, plus il pourra investir dans son équipe. La limite pour les clubs engagés en Europe sera fixée par l’UEFA à 70 % des recettes, tandis que les autres clubs de Premier League pourront dépenser jusqu’à 85 %, voire 115 % dans certains cas. Cette nouvelle réglementation vise à rétablir une certaine égalité de concurrence, notamment pour les clubs absents des compétitions européennes, mais pourrait également entraîner un renouvellement important des équipes qualifiées chaque saison.